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Ateliers Mélodys - Marseille
Château de la Rosière Marseille 12e
 

Des recherches récentes en neurosciences montrent que l‘apprentissage de la musique a un effet structurant sur certaines connexions cérébrales, les mêmes qui sont altérées chez les enfants souffrant de dyslexie et autres troubles d‘apprentissage. Etroitement basée sur ces données, la méthode Mélodys comporte deux aspects :

- une partie pédagogique visant à l‘apprentissage d‘un instrument grâce à une pédagogie adaptée à chaque type d‘élève en fonction de la nature de ses difficultés

- une partie rééducative visant à compléter la rééducation orthophonique par des exercices spécifiques utilisant la musique

Avec l‘appui et la garantie des professionnels de Résodys, 3 types d‘ateliers sont proposés :

- des ateliers de groupe (4 ou 5 élèves) à visée rééducative à partir de 7 ans

- des cours d‘instrument : piano, guitare, clarinette...

- des ateliers d‘éveil musical pour enfants d‘âge pré-scolaire (4 à 6 ans)

Dans tous les cas, le programme a été élaboré en collaboration entre un professionnel de santé (orthophoniste, psychologue ou médecin) et un enseignant de musique expérimenté.

Chaque prise en charge est supervisée par l‘équipe de Résodys qui assure globalement l‘évaluation du dispositif à la fin de chaque année scolaire avec un bilan remis à la famille.

télécharger ici le bulletin d’inscription pour l’année 2016-2017

 
 

 
Formation Catherine Billard : l’E.D.A, hier, aujourd’hui, demain
vendredi 18 novembre, Hôpital Salvator, salle de réunion de l’IDEC, 1er étage
 

L’EDA, depuis sa création, est devenu l’outil de référence pour les différents professionnels et en particulier les médecins pour « débroussailler » la situation devant une plainte dans le domaine des apprentissages et orienter au mieux les enfants et leur famille. En qualité de médecin, orthophoniste et psychologue cet examen de première intention est la seule façon de vérifier quelle est la nature du problème derrière la plainte exprimée, la seule façon d’apprécier quels sont les examens complémentaires, orthophonique, psychologique (ou autre) nécessaires au diagnostic du trouble de l’enfant, et de guider la famille et suivre l’évolution. L’E.D.A., outil de première intention de dépistage des troubles cognitifs chez l’enfant de quatre à onze ans, a été conçu par Catherine Billard, neuropédiatre et responsable de l’Unité de Rééducation Neurologique Infantile au CHU Bicêtre à Paris, avec la participation de Marie Odile LIVET, Pédiatre au Centre Hospitalier Pays D’Aix. OBJECTIFS Cette formation, intéressante pour les futurs utilisateurs comme les utilisateurs experts, permettra d’aborder l’EDA avec sa créatrice, à travers des cas pratiques, d’en voir les utilisations actuelles et de confronter vos expériences avec les différentes expériences recueillies par C. Billard et de bénéficier de son retour. Enfin, une réflexion sur l’avenir de l’EDA sera menée.

Attention : la réunion aura lieu à la salle de cours de l’IDEC, à l’Hôpital Salvator, Boulevard de Sainte-Marguerite, 13009, Marseille. Des informations pratiques plus précises seront disponibles dans cette rubrique d’ici quelques jours.

 
 

 
7eme Journée Scientifique CERTA / Résodys : "Actualités des troubles d’apprentissage"
Marseille, Faculté de Médecine Nord, 27 mai 2016
 

Comme chacun le sait à présent, Resodys et le CERTA de l’Hôpital Salvator ont co-signé une convention qui les lie officiellement et l’une des concré-tisations de ce lien réside dans l’organisation commune d’une journée régionale sur les troubles dys. Depuis maintenant 6 ans, la journée CERTA/Résodys est ainsi un événement majeur du panorama régional de la recherche sur les troubles dys, à l’interface entre cognition, pédagogie et neurosciences. Cette année, la septième édition est consacrée à deux thèmes que ceux qui suivent de près nos activités ne s’étonneront pas de voir mis côte à côte.

En effet, au-delà de la notion fondamentale de plasticité cérébrale, et à travers elle sans doute, il sera démontré une fois de plus que parmi toutes les activités qui sont proposées aux enfants dys, qu’elles soient rééducatives ou récréatives, la musique exerce la fonction insigne d’être les deux à la fois. Trois équipes, dont deux marseillaises, présenteront les plus récents développements de leur recherche respective autour de ce thème. Ce sera également l’occasion pour Résodys et Mélodys de présenter leur participation à un vaste projet européen (Erasmus +) sur le thème de l’art à l’école, notre ville s’étant vue confier toute la partie consacrée à l’utilisation de la musique à des fins rééducatives. L’après midi sera consacrée à une nouvelle mise au point, 5 ans après une précédente réunion sur ce même thème, où il sera précisément question de l’avancement des travaux des équipes locales travaillant sur le sujet des troubles de l’écriture, en particulier dans la perspective de comprendre leurs liens avec les autres troubles dys. Finalement, c’est toujours dans le même esprit de partage et d’information auprès d’un public que nous souhaitons de plus en plus large, que nous œuvrons ensemble, cette année encore, à la mise en commun des ressources régionales à l’interface de la recherche, de la clinique et de la pédagogie.

Cette année, deux thèmes au programme : "la musique comme thérapeutique des troubles dys" & "écriture et dysgraphies, nouvelles perspectives"

 
 

 
Nouvelles formations Mélodys® 2016
SALON, MARSEILLE, QUEBEC, LORRAINE, LYON
 

Résodys, en collaboration avec Mélodys et Formadys, organise des formations visant plus particulièrement les rééducateurs et les enseignants, autour du concept proposé par Mélodys d’une rééducation cognitivo-musicale des troubles d’apprentissage. Ces formations comportent toutes 3 volets, variablement représentés au sein d’une même session, un volet théorique présentant les bases neuroscientifiques de la méthode, un volet rééducatif, d’inspiration orthophonique, et un volet pédagogique, destiné à fournir les outils pour enseigner la musique aux personnes souffrant de troubles dys. Les trois concepteurs de la méthode, Alice Dormoy (enseignante et musicienne), Céline Commeiras (orthophoniste) et Michel Habib (neurologue, chercheur) sont les principaux formateurs éventuellement accompagnés d’autres spécialistes des 3 disciplines.

Les formations Mélodys continuent en 2016. La prochaine aura lieu à Salon de Provence, co-organisée par Formadys et L’Association ESPRE, les 29 & 30 avril. Les 15 et 16 septembre, Formadys organise une nouvelle formation initiale à Marseille, qui sera suivie le 17 par une formation complémentaire destinée à toutes les personnes ayant déjà suivi la formation initiale, avec production d’éléments de perfectionnement et retours d’expérience des participants. Puis nous serons au Québec la semaine du 9 au 15 octobre pour deux formations organisées sur place (renseignements : voir ci-dessous). En fonction des demandes locales, nous avons réservé les dates des 28&29 octobre pour une formation en Lorraine. La dernière formation de l’année aura lieu à Lyon, les 21 & 22 novembre co-organisée par Formadys et l’Association Ryméa qui a déjà organisé la précédente formation lyonnaise en 2014 (documents joints ci-après). Pour tout renseignement : Formadys-Résodys, 3 square Stalingrad, 13001 Marseille. Pour plus d’information sur le contenu : www.melodys.fr

Pour toute information concernant les formations au Québec : http://melodys8.wix.com/melodysquebec

LES INSCRIPTIONS POUR LA FORMATION DE MARSEILLE 15-16 septembre SONT CLOSES

 
 

 
L’enfant et l’adolescent haut potentiel.
samedi 19 mars 2016 Cité des Associations 93, la Canebière – 13001 Marseille
 

Après le succès de la première session organisée le 5 mars, nous proposons une deuxième session plus spécialisée, réservée aux praticiens ayant déjà une expertise sur le sujet, comportant en particulier la discussion de cas cliniques et la présentation des travaux scientifiques d’une équipe invitée. Fanny Nussbaum (Psychologue, Docteur en Psychologie, chercheur associé en psychologie et neurosciences, directrice du centre PSYRENE LYON) et Dominique Sappey-Marinier (chercheur, Centre d’imagerie du vivant, CERMEP LYON) viendront nous présenter leurs derniers travaux sur les profils d’enfants et adolescents HP, qu’ils dénomment "laminaire" et "complexe". Voici leur présentation de la problématique.

La littérature a longuement décrit le profil cognitivo-comportemental type de l’enfant à Haut Potentiel (HP). Ce portrait dépeint de façon étonnamment juste la majorité des enfants à haut potentiel intellectuel. Or, bien qu’il ait été utile de proposer cette description « métonymique » pour les besoins de l’identification claire d’une problématique jusqu’ici méconsidérée, il paraît nécessaire à présent de passer à une approche plus précise et exhaustive du haut potentiel intellectuel.

La prise en compte d’un second profil cognitivo-comportemental inhérent au HP nous semble ainsi primordiale. Ce profil, que nous nommerons « Laminaire », a probablement été oublié de la littérature car il ne fait que très rarement l’objet de consultations thérapeutiques.

C’est pourquoi nous nous attellerons dans cet exposé à présenter en détail les deux profils relatifs au HP : D’abord le profil le plus répandu, que nous appellerons « Complexe », puis le profil Laminaire.

Enfin, les premiers résultats d’une étude en IRM réalisée à Lyon sur cette problématique seront présentés.

Ce programme est inscrit à l’OGDPC : Réf. Prog. 43371500012 Les inscriptions sont à présent ouvertes : remplir et nous renvoyer le(s) bulletin(s) d’inscription ci-joint(s).

 
 

 
4eme réunion annuelle de la SOFTAL
Louvain-la-Neuve, 18 mai 2016
 

Pour la 4eme année consécutive, Résodys s’associe à l’organisation de la réunion scientifique annuelle de la Société Francophone des Troubles d’Apprentissage et du langage (SOFTAL). La 4eme réunion annuelle de la SOFTAL aura lieu cette année en Belgique, à Louvain-la Neuve. L’organisation en a été confiée à Marie-Pascale Noel, et le thème retenu est : "La dyscalculie : nouvelles perspectives pour comprendre ce trouble et intervenir" Le programme en est à présent disponible , de même que le formulaire d’inscription et l’appel à communications affichées. Les propositions de communications seront soumises à un comité de sélection, priorité sera donnée aux propositions portant sur le thème de la réunion, jusqu’à un maximum de 30 posters.

programme et inscription sur le site de la SOFTAL : http://www.softal.fr/4eme-reunion-s...

 
 

 
article Frontiers in Psychology
Music and Dyslexia : A New Musical Training Method to Improve Reading and Related Disorders
 

L’équipe de Mireille Besson au CNRS (Laboratoire de Neurosciences Cognitives, Faculté Saint Charles) et celle de Michel Habib à Résodys publient cette semaine un article princeps sur l’effet de la musique chez les dyslexiques.

Le point de départ de l’étude a été l’observation empirique que les musiciens, enfants ou adultes, obtiennent de meilleures performances sur certaines tâches cognitives, en particulier celles impliquées dans les mécanismes de la lecture. L’étude montre pour la première fois l’efficacité d’une rééducation exclusivement musicale basée sur les connaissances actuelles des bases cérébrales de la dyslexie, à savoir un défaut de mise en place des connexions cérébrales entre les zones traitant les informations sensorielles (auditives, visuelles et tactiles) et les zones contrôlant la motricité, tant au niveau de la parole que des mouvements du corps en général. Or ces connexions ont été récemment révélées comme nettement mieux développées chez des adultes musiciens que dans le reste de la population. Deux groupes d’enfants dyslexiques, ayant déjà eu plusieurs années de rééducation traditionnelle en orthophonie et psychomotricité, ont été analysés avant et après un entraînement intensif de 18 heures d’ateliers musicaux comportant des exercices d’apprentissage du clavier, des exercices d’écoute des différentes dimensions des sons musicaux et des exercices de perception et de production rythmique à l’aide de percussions et de mouvements du corps. Dans la première étude, les 18 heures d’entraînement musical étaient groupées sur 3 jours successifs, dans la seconde, étalées sur 5 semaines. Les résultats montrent une amélioration spectaculaire de différentes dimensions du trouble dyslexique, dimensions non spécifiquement entraînées lors des ateliers. Par exemple, une mesure très robuste de la perception des phonèmes de la parole, appelée perception catégorielle, qui est un reflet de la capacité du cerveau à distinguer entre eux de façon très fine les sons de la parole, et qui fait défaut à beaucoup de dyslexiques, s’est améliorée très significativement dans les deux études. En outre, et de manière bien plus directement utile aux rééducateurs et aux enseignants, les enfants dyslexiques enrôlés dans l’étude ont amélioré significativement leurs capacités d’attention auditive, de mémoire à court terme et l’efficience de leur lecture, et ce de façon durable après la fin des entraînements. Outre le fait qu’elle apporte une explication à l’effet de la musique sur les fonctions cognitives de ces enfants, cette étude incite donc fortement, comme le soulignent leurs auteurs, à préconiser systématiquement l’apprentissage d’un instrument de musique chez les enfants dyslexiques, et ce quels que soient leur âge et leur milieu socio-économique d’origine. Selon le Docteur Michel Habib, l’auteur principal de cette étude, "c’est chez les enfants provenant des milieux les plus défavorisés que la pratique musicale pourrait être la plus efficace. Or ce sont précisément ces couches sociales qui y ont accès le plus difficilement. C’est donc dans ces secteurs que doivent porter en priorité les efforts conjoints des collectivités et de l’institution scolaire qui ont en charge l’organisation des temps scolaires et périscolaires, pour généraliser une pratique qui reste trop souvent considérée comme un luxe superflu, alors qu’elle s’avère un outil de choix tant rééducatif que pédagogique".

référence : Music and Dyslexia : A New Musical Training Method to Improve Reading and Related Disorders. Front. Psychol., 22 January 2016 | http://dx.doi.org/10.3389/fpsyg.201...

 
 

 
Revue Développements décembre 2015
actes de la réunion de la SOFTAL (Lyon, 2015)
 

Les actes de la réunion annuelle de la Société Francophone des Troubles d’Apprentissage et du Langage (SOFTAL, 2015, Lyon) sont à présent disponibles. Télécharger le bon de commande à renvoyer avec le chèque de règlement à l’adresse figurant au bas de la facture. Pour les virements de l’étranger, suivre les indications sur le relevé bancaire.

Editeur : Resodys

ISSN : 2103-2874

310 pp.

prix : 20€ + frais de port

 
 

 
conférence concert Toulon - Resodys / Rotary
mercredi 20 janvier 2016, UPV-Salles au RDC Boyer - 237 Place de la Liberté - 83000 TOULON
 

Conférence-concert : Cerveau et musique, le 20 janvier 2016 à 19 heures, UPV Place de la liberté à Toulon. Les récentes recherches en neurosciences démontrent que l’apprentissage d’un instrument de musique est capable de modifier profondément le fonctionnement de zones particulières de notre cerveau et la structure même des faisceaux qui unissent entre elles ces différentes zones… Pour la première fois dans le Var, et après plusieurs présentations remarquées à Marseille et hors région, Michel Habib, accompagné de deux violonistes de l’Opéra de Toulon, propose une conférence sous une forme inédite, en trois parties, entrecoupée de pauses musicales pour illustrer son propos. Une manifestation originale où réflexion scientifique et création artistique se marient harmonieusement. flyer conférence MH

Nouveaux développements et derniers résultats des recherches menées par l’équipe sur l’effet de l’apprentissage musical sur le cerveau des enfants dyslexiques. Entrée sur réservation.

 
 

 
Résodys 2016 : vers de nouveaux horizons
Editorial
 

Permettez-moi tout d’abord de vous adresser à tous, lecteurs assidus ou occasionnels de cet éditorial, mes vœux les plus sincères pour l’année 2016. L’année 2015 a été une année de labeur, d’honneurs et de réflexions pour Résodys. Le labeur, nos collaborateurs, praticiens, coordinateurs, secrétaires... le connaissent bien, puisque cela fait maintenant la 13e année que nos tutelles nous font confiance et renouvellent les budgets alloués au réseau de santé, ce qui prouve bien que le travail a été fait à hauteur de ce qui était attendu de nous, et j’oserais dire au-delà. Cette mission, les membres du réseau se la sont appropriée d’année en année, chacun approfondissant son expertise dans le service rendu, celui de dispensateur de soins auprès des enfants souffrant de troubles dys. La compétence développée au cours des années est unique en France, avec ses différentes facettes médicale, sociale et pédagogique. Cette année encore, près de 1000 enfants dys ont pu bénéficier du dispositif consistant à sélectionner, diagnostiquer, orienter, et pour certains financer les soins inhérents à ce type très particulier de trouble, générateur d’un handicap souvent caché mais non moins dévastateur. Cette année encore des dizaines de praticiens, enseignants, travailleurs sociaux, ont été formés par nos soins et reçu les informations les plus récentes sur les développements de la recherche scientifique en la matière. Formadys, notre institut de formation, auquel Résodys a délégué toutes ses tâches de formation, s’est développée de manière importante durant l’année 2015, proposant des formations sur des thèmes de plus en plus nombreux, à des publics de plus en plus divers. L’un des thèmes les plus prisés parmi ceux que nous avons développés, a été celui de la thérapie cognitivo-musicale, une méthode novatrice proposée par Mélodys, notre partenaire dans cette action. L’offre de soins et de formation a été complétée de manière tout aussi efficace que les années précédentes par la facette médico-sociale de Résodys : le SESSAD spécialisé , également unique en son genre dans le département, qui offre les services d’une équipe pluridisciplinaire de pointe à l’intérieur même des établissements scolaires : cette année, plusieurs nouveaux établissements ont bénéficié des compétences de nos collaborateurs, véritable laboratoire des liens entre deux mondes qui ont parfois de la peine à s’entendre : le monde de l’éducation et celui des soins. Durant l’année qui vient de s’écouler, l’équipe du SESSAD a su, malgré un budget qui ne lui permet pas encore d’augmenter sa capacité d’accueil, relever le défi d’amplifier un peu plus sa notoriété et par conséquent le nombre d’enfants pouvant bénéficier, directement ou indirectement, de son existence. Une des missions de Résodys a été ces dernières années de participer à la réflexion et la mise en place de projets de repérage et de dépistage des troubles DYS, et ce en collaboration avec les Académies d’Aix-Marseille et de Nice, par le biais d’un projet de grande envergure, REPER-CE1, dont les résultats ont été récemment publiés. Plus de 1000 enfants, à travers les deux académies, ont été inclus dans ce projet qui a permis d’aboutir à la création d’un outil qui est à présent à la disposition des enseignants des deux académies d’Aix et de Nice.

La participation de Résodys à la recherche scientifique s’est poursuivie durant cette année par la continuation de la collaboration avec le Laboratoire de Neurosciences Cognitives de la Faculté Saint Charles, et l’équipe du CNRS de Mireille Besson et Jean-Luc Velay. La dernière réunion scientifique commune CERTA/Résodys, qui s’est tenue le 29 mai, a en outre bénéficié du soutien d’un autre Laboratoire de l’AMU, le Laboratoire de Psychologie Cognitive, dirigé par Pascale Colé, qui a contribué en outre à un numéro spécial de la revue Développements, à présent éditée par Résodys.

Enfin, permettez-moi de citer ici, bien qu’elle paraisse proportionnellement de moindre importance, l’action que nous menons avec diverses municipalités de la région, à travers les Programmes de Réussite Educative (PRE), auprès des élèves dys en situation précaire ou socialement défavorisée, une dimension de notre action qui devrait continuer à prendre de l’importance, y compris dans les quartiers encore trop largement sous-dotés de la ville de Marseille. En cette période où le vivre ensemble suscite tant de doutes et de préoccupation, Résodys tient à apporter sa contribution à l’égalité de l’accès aux soins, un aspect incontournable de l’égalité des chances et de l’harmonie de nos cités. Une des applications de ces principes s’est récemment concrétisée à travers une collaboration entre Résodys, un établissement scolaire des quartiers nord (Lycée professionnel de l’Estaque) et un organisme de formation professionnelle, autour d’un projet de repérage et d’accompagnement d’adolescents en situation de difficulté dans leur apprentissage professionnel.

Déjà nominée il y a quelques années pour les Victoires de la Médecine, Résodys a été à nouveau à l’honneur cette année par sa participation à la première réunion consacrée à la dyslexie par l’Académie Nationale de Médecine . Cette illustre institution, dont la porte ne s’ouvre qu’à un très petit nombre d’élus, a décidé cette année de mettre à l’honneur la thématique des troubles dys, qui n’avait j’amais fait l’objet de communication dans son enceinte jusqu’alors. Pour ce faire, l’institution a fait appel à Résodys et à son Président pour organiser une session totalement consacrée aux enfants en difficulté d’apprentissage, octroyant de ce fait aux troubles dys le statut d’une véritable entité médicale. Un enjeu considérable qui devrait avoir rapidement des répercussions majeures sur la condition de tous ces enfants.

2015 a également été une année de réflexion devant nous mener vers de nouveaux horizons. Parmi ces derniers, celui de créer une classe spécialisée exploitant de manière optimale notre expérience des liens entre l’équipe rééducative et l’équipe pédagogique. Pour ce faire, nous avons initié une réflexion commune avec un groupe d’universitaires parisiens en sciences de l’Education, l’équipe EMA ("Ecole, Mutations, Apprentissages") spécialisée dans les pédagogies modernes et novatrices, l’idée étant d’assortir de façon optimale les progrès de la pédagogie moderne et le concept de soins dans l’école déjà expérimenté dans le SESSAD. Mais à la différence de ce dernier, et du principe de l’admission en classe spécialisée (ULIS), l’Ecole expérimentale ne sera pas asujettie à la sélection réalisée par les maisons du handicap, chaque cas étant discuté en amont par l’équipe pluridisciplinaire, seule apte à juger du bénéfice qu’elle peut elle-même apporter à l’enfant. C’est à notre avis la condition sine qua non de réussite d’une telle initiative. En outre, la participation à égalité de l’équipe de soins et de l’équipe pédagogique est un concept tout-à-fait révolutionnaire mais dont nous sommes persuadés, à Résodys, qu’il est indispensable à une prise en charge rationnelle des troubles dys, en particulier multi-dys, qui nécessitent des rééducations et des accompagnements par divers intervenants au cours d’une même journée, et donc une harmonisation maximale entre les soins, l’enseignement et les activités éducatives. Chaque emploi du temps est travaillé et ajusté de manière individuelle au cas de l’enfant laissant toute leur place aux activités péri-scolaires qui deviennent par là-même partie intégrante du projet éducatif. A cet égard, le projet Résodys-EMA-Ecole fait une place de choix aux activités musicales, selon des principes développés par notre partenaire Mélodys, et traduisant notre conviction que la pratique musicale est non seulement un atout majeur pour l’épanouissement psychique de l’enfant, ce qui est vrai pour tous les enfants, dys ou non-dys, mais également, comme le montrent les recherches les plus récentes en neurosciences, un véritable outil de rééducation, de re-structuration des circuits cérébraux dysfonctionnels chez le dyslexique. Cette dimension cognitivo-musicale du projet de classe spécialisée fait l’objet d’une candidature européenne au programme Erasmus +, en collaboration avec une équipe belge et une espagnole. Le projet comporte enfin une dimension de formation, fidèle à la mission générale de Résodys, à travers un partenariat avec l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) qui s’est montrée très intéressée par ce que peut apporter une école pilote de ce type à la formation des futurs maîtres, spécialisés ou non. Enfin, nous avons reçu le support du Rotary - Club qui contribuera, grâce à plusieurs actions en partenariat avec Résodys programmées en 2016, à l’acquisition d’un dispositif de neurofeedback qui deviendra un des outils de prédilection pour le traitement des troubles de l’attention, si souvent sous-estimés parmi les troubles dys, et pourtant si souvent présents et générateurs de difficultés supplémentaires pour les enfants, adolescents, et même adultes, qui en souffrent. L’année 2016 devra également être une année de réflexion sur l’organisation régionale des soins en matière de troubles dys. L’ARS, notre financeur principal, va nous missionner particulièrement pour mener cette réflexion consistant à faire l’inventaire des besoins et des réponses disponibles à ces besoins, cela devant déboucher sur des propositions de structuration de l’offre de soins régionale dans ce domaine. Des réunions multipartenariales, à l’instigation de Résodys, sous l’égide de l’ARS, devraient débuter dès le mois de janvier. Une des options qui seront proposées à la discussion sera d’élargir de champ des troubles dys à d’autres entités traditionnellement exclues de ce champ. C’est déjà le cas pour les troubles d’attention et le TDAH, qui font l’objet à Résodys d’un intérêt tout particulier tant au niveau de la formation que de l’organisation des soins. La coexistence fréquente entre ces troubles et les troubles spécifiques d’apprentissage est telle qu’il devient de plus en plus impensable de traiter les deux entités de façon séparée, d’où le caractère évident du rapprochement et de l’évolution des pratiques qui en découle. Moins évident sera le rapprochement avec d’autres entités regroupées sous le terme de Troubles du Spectre Autistique (TSA). Outre le fait que les initiales en sont communes avec les troubles spécifiques d’apprentissage (ce qui ne va pas sans créer une certaine confusion), les TSA partagent également certains aspects avec les troubles d’apprentissage, ne serait-ce que la nécessité d’une approche pédagogique particulière. Mais ici la prudence est de mise car, comme cela a bien été démontré lors de notre dernière réunion annuelle CERTA/Résodys, si des formes de passage existent bien entre les deux types de troubles (justifiant leur inclusion sous le vocable commun de "troubles du neurodéveloppement" par le DSM-5), les différences sont en général telles qu’il est impossible pour un professionnel spécialisé dans l’un, de l’être également dans l’autre, sauf à avoir bénéficié d’une formation bien spécifique, tant les compétences requises pour traiter les enfants de chacun des deux domaines sont différentes. Il faudra donc d’entrée de jeu, dans les discussions à venir, mettre en garde les tutelles administratives, qui cherchent à juste titre sans doute à faire le maximum d’économies en recourant à la mutualisation des moyens, contre le risque d’amalgame théorique et d’affaiblissement de compétence des équipes qu’un rapprochement trop hâtif pourrait faire courir.

Pour terminer, en tant que Président de Résodys, je tenais à profiter de l’occasion qui m’est donnée par ces voeux de nouvel an, de m’adresser conjointement à tous les collaborateurs de nos structures, pour remercier chaleureusement chacun d’entre vous pour sa contribution à cet édifice, dont la pertinence, souvent mise en doute, parfois malmenée, n’a jamais été réellement contestée, et ce grâce à la confiance collective que procure la conviction de chacun de ses membres d’agir dans l’intérêt majeur de la collectivité. C’est là la raison d’être de notre action. C’est aussi le but que nous nous fixons pour les trois années à venir, et peut-être au-delà si la collectivité le juge utile. En attendant, je vous souhaite à nouveau une très belle année 2016 !

Michel Habib

 
 

 
voeux Résodys 2016
 
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Troubles de la mémoire chez l’enfant : Diagnostic, prises en charge et adaptations pédagogiques .
samedi 23 janvier 2016, Cité des Associations, la Canebière, Marseille
 

Les troubles de l’apprentissage s’accompagnent très régulièrement de troubles de la mémoire , de la mémorisation et de restitution, qui contribuent fortement au degré de handicap dont souffrent ces enfants. Cette formation est destinée à tous les professionnels concernés par la problématique des troubles de l’apprentissage et comporte trois volets :

  • Un volet théorique rappelant les bases neuro-scientifiques et les modèles de la mémoire incluant les modèles développementaux .
  • Un volet pratique consacré à la présentation des différents tests disponibles et à leur usage par les praticiens des différentes disciplines .
  • Un volet d’application et d’évaluation à l’aide de cas cliniques illustrant des situations pratiques et leur application du point de vue pédagogique .

Cette formation est assurée par l’équipe de Resodys, sous la coordination de Virginie Laguitton, Neuropsychologue à l’Hôpital Henri Gastaut pour enfants épileptiques à Marseille.

Formation habilitée OGDPC (Réf. Prog. 43371500008) Les inscriptions sont à présent ouvertes : remplir et nous renvoyer le bulletin d’inscription ci-joint.

 
 

 
Trouble déficit d’attention : Diagnostic, prises en charge et adaptations pédagogiques
Samedi 17 octobre 2015, Cité des Associations, Marseille
 

Le trouble déficit d’attention (TDA) qu’il soit ou non accompagné de symptômes d’hyperactivité (TDAH) représente une condition pathologique d’origine neurodéveloppementale dont l’impact sur les apprentissage est majeur, bien que largement méconnu et par conséquent sous-estimé. Formadys-Résodys a confié la présente formation à une spécialiste du sujet, Aline Miquée, neuropsychologue clinicienne, ayant travaillé en particulier dans le Service du Pr Dafonseca, dans le cadre de consultations spécialisées d’enfants et adolescents hyperactifs. Seront envisagés lors de cette formation, après des bases théoriques et nosographiques, les aspects pratiques liés au dépistage, au diagnostic et aux nouvelles méthodes de prise en charge en rééducation. Concernant le diagnostic, cette formation comporte essentiellement la familiarisation avec deux types d’outils : des questionnaires destinés aux parents et aux enseignants, et des tests à réaliser en cabinet. Concernant la prise en charge, seront envisagés successivement les outils rééducatifs, les orientations psychothérapeutiques et les aménagements à conseiller à l’école.

 
 

 
La dyslexie fait son entrée à l’Académie de Médecine
 

Le 30 juin dernier, l’Académie de Médecine, cette institution quasi bicentenaire, a consacré sa dernière session de l’année au thème de la dyslexie et des troubles d’apprentissage. Pour ce faire, elle a sollicité Michel Habib, Président de Résodys, dans le but de réaliser un programme à la fois complet et informatif pour que les membres éminents de cette assemblée puissent juger de l’utilité de se pencher officiellement sur le sujet. Un programme en trois parties qui a permis d’aborder successivement : définition, mécanismes et recherche scientifique (M. Habib), aspects psycho-affectifs (M. Speranza) et les aspects organisationnels et parcours de soins (F. Delteil). Au-delà du contenu des exposés, qui n’a évidemment rien de nouveau pour les visiteurs de ce site, c’est le choix même de la thématique qui constituait l’événement. L’enjeu était de taille : il s’agissait d’officialiser ainsi le passage des troubles d’apprentissage du statut d’artéfact socio-psychologique encore présent dans beaucoup d’esprits à celui de réel problème de santé publique, source de handicap officiellement reconnu, et surtout affection proprement neurologique, donc relevant de façon incontestable du champ de la médecine. C’est donc à présent chose faite, et les nombreuses questions de l’assistance nous ont démontré, si besoin en était, que tous ces éminents spécialistes du poumon, du rein, du cœur ou de la peau, dont les curriculum vitae ne tiendraient pas dans une bibliothèque, n’en étaient pas moins informés de la naissance de cette spécialité, à laquelle ils ont fait un accueil plus qu’intéressé, réellement captivés qu’ils étaient de découvrir que la médecine et l’apprentissage avaient là un point de croisement inédit, ouvrant de nouveaux sentiers et des horizons multiples, depuis la réflexion sur les mécanismes jusqu’à celle sur les questions d’organisation de la santé. A cet égard, deux importants prolongements sont attendus pour la rentrée : en premier lieu, la publication des fameuses « recommandations de l’Académie », qui doit émaner du Conseil des Sages, et qui pourrait faire beaucoup de bruit dans le landernau et, en corolaire, une conférence de presse qui tombera à pic pour la rentrée des classes.

 
 

 
Mélodys et le projet ERASMUS+
 

Diaporama résumant les motivations et les objectifs du rapprochement entre Mélodys (Nice/Aix/Marseille) et Educart (Bruxelles) dans leur démarche commune visant à postuler à un financement ERASMUS +. Il a été mis au point sous forme de carte mentale par Ingrid Hoonhorst, Logopède de l’équipe d’Educart et mis en animation par Michel Habib, neurologue, de l’équipe Mélodys.

QuickTime - 58.5 Mo
 
 

 
Conférence - concert : cerveau et musique
mercredi 24 juin 2015, l’Estran-Guidel (Morbihan)
 

conf reduit

Les récentes recherches en neurosciences démontrent que l’apprentissage d’un instrument de musique est capable de modifier profondément le fonctionnement de zones particulières de notre cerveau et la structure même des faisceaux qui unissent être elles ces différentes zones. Or ces modifications s’avèrent particulièrement bénéfiques pour le développement d’autres fonctions cérébrales telles que le langage, la mémoire, l’attention et la structuration aussi bien spatiale que temporelle. Ainsi s’ouvrent de nouvelles perspectives tant en matière d’enseignement que de rééducation et ce tout particulièrement pour les enfants et adolescents présentant des difficultés d’apprentissage.

En collaboration avec Resodys et Formadys, une Conférence concert originale de Michel HABIB sur le thème "musique et cerveau" en trois parties : - la musique modifie le cerveau ; - l’émotion musicale ; - la musique comme rééducation du cerveau ;

entrecoupée d’extraits musicaux choisis par le violoniste Gilles APAP.

 
 

 
LE TROUBLE DE L’ACQUISITION DES COORDINATIONS : DU LABORATOIRE DE RECHERCHE AUX SALLES DE CLASSE
Samedi 5 septembre 2015, Cité des Associations, La Canebière, Marseille
 

Le trouble de l’acquisition des coordinations souvent encore appelé dyspraxie, les troubles visuospatiaux et les troubles visuoconstructifs présentent une gêne importante pour les enfants qui en sont porteurs, perturbant leurs apprentissages scolaires mais aussi leurs activités de loisirs et leur épanouissement social. Ils peuvent engendrer des difficultés psychologiques en affaiblissant leur estime de soi. Après avoir présenté l’actualité de la recherche en neurosciences, nous tenterons de définir les différents concepts, de dépeindre les différents symptômes de ces troubles et de délimiter leurs places dans les dys et leurs comorbidités. Nous verrons comment les différents professionnels peuvent aider ces enfants à compenser leurs difficultés et à profiter pleinement de leurs capacités cognitives et motrices pour s’épanouir scolairement ainsi que dans leurs activités extra-scolaires. Dans un troisième temps la vision des difficultés engendrées par ces troubles à l’école sera explicitée ainsi que les possibilités d’aménagements pédagogiques.

Publics visés : Educateurs, enseignants, enseignants spécialisés, ergothérapeutes, médecins, orthophonistes, orthoptistes, psychologues, psychomotriciens.

 
 

 
Conférence débat 21 mars 2015 Alcazar
« Apprendre la musique et la musique pour apprendre »
 

Par Michel HABIB, enseignant à Aix-Marseille Université, Neurologue et Président de Résodys (Réseau Régional Troubles du Langage et Déficits d’Apprentissage). Grâce à d’étroites collaborations entre neuroscientifiques et pédagogues, de nouvelles méthodes basées sur l’enseignement de la musique ont pu être mises en place chez l’enfant pour soigner les dyslexies et d’autres troubles caractéristiques de l’apprentissage. Parallèlement, ces échanges entre disciplines permettent aux enfants dyslexiques d’accéder plus aisément à l’apprentissage d’un instrument. Cette conférence-débat sera l’occasion de faire le point sur ces nouvelles approches pédagogiques et leurs bases scientifiques.

Entrée libre à l’Alcazar, bibliothèque de Marseille à vocation régionale - 58, cours Belsunce 13001

 
 

 
6eme Journée Scientifique CERTA / Résodys : "Les frontières des dys"
Marseille, Faculté de Médecine Nord, 29 mai 2015
 

Pour la sixième année consécutive, le CERTA Marseille et Résodys PACA Ouest unissent leurs efforts pour une réunion scientifique, rendez vous annuel de tous les spécialistes des troubles d’apprentissage de la région. Cette année, le thème retenu est celui des frontières des troubles dys, incluant plusieurs sous-thèmes qui ont, jusqu’ici, été peu ou pas traités lors de nos réunions et formations : les limites avec le syndrome d’Asperger, celles entre dysphasie et autisme, les spécificités des troubles dys chez l’adulte, l’influence des troubles du sommeil sur les apprentissages.

Le domaine des troubles d’apprentissage, couramment dénommés en langue française “troubles dys”, connaît actuellement d’importantes évolutions, tant au niveau des hypothèses étiologiques et des mécanismes qu’en ce qui concerne les concepts et les classifications. C’est ainsi que le DSM-5, paru en Anglais en mai 2013, a significativement modifié la nosographie des troubles en suggérant d’utiliser un terme générique, « troubles spécifiques d’apprentissage », pour se référer à tous les troubles de la lecture, du calcul ou de l’écriture, entérinant ainsi l’évidence clinique de leur fréquente association et suggérant des mécanismes communs. Le même DSM-5 a apporté une précision cruciale en incluant ces troubles parmi le champ plus vaste des « troubles du neuro-développement », un cadre nosographique incluant en outre les troubles de la communication, de la coordination du geste, et de l’attention avec ou sans comportements perturbateurs, mais aussi les troubles du spectre autistique sous ses différentes formes. Le but de la réunion de cette année est de faire le point sur ce nouveau panorama des troubles « dys » et s’interroger sur l’impact qu’il pourra avoir sur nos conceptions et nos pratiques en la matière. Par ailleurs, nous profitons de ce thème des « frontières des dys » pour traiter deux sujets rarement abordés dans nos réunions : celui du sommeil et ses relations avec les troubles d’apprentissage, et celui de l’adulte dyslexique, deux problématiques dont l’impact, longtemps sous-estimé, apparaît aujourd’hui comme primordial, tant en terme de diagnostic que de prise en charge et de compensation du handicap. A cet égard, seront présentés plusieurs travaux collaboratifs entre nos équipes cliniques et l’équipe du Laboratoire de Psychologie Cognitive dirigée par Pascale Colé.

 
 

 
TDAH : Recommandations HAS pour le médecin de premier recours
Conduite à tenir en médecine de premier recours devant un enfant ou un adolescent susceptible d’avoir un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
 

Le texte des recommandations de l’HAS concernant le TDAH a été rendu public en décembre 2014. Il s’agit d’une étape importante dans la prise en considération officielle des troubles d’apprentissage, un texte équivalent devant être bientôt rédigé pour les autres troubles dys.

Après des mois de réunions de représentants des différentes "sensibilités" autour de cette délicate question, un texte consensuel a pu être produit. Le texte figure in extenso sur ce lien. Nous reproduisons ci-dessous la fiche de synthèse qui en reprend les principaux points.

MESSAGES CLÉS

  • La prise en charge du TDAH repose sur une démarche collaborative entre le médecin de premier recours et le médecin spécialiste du trouble.
  • Le médecin de premier recours a pour mission d’engager une démarche diagnostique, d’initier une prise en charge et d’orienter si nécessaire l’enfant vers un spécialiste du trouble (ayant acquis une compétence dans le diagnostic et la prise en charge du TDAH ((pédopsychiatre, psychiatre, pédiatre, neuropédiatre, neurologue).
  • Il s’agit d’un trouble chronique, qui peut persister à l’âge adulte.
  • Le retard diagnostique peut conduire à une aggravation des conséquences psychologiques, scolaires et sociales.

REPÉRAGE PAR LE MÉDECIN DE PREMIER RECOURS

Signes d’appel évocateurs d’un TDAH

  • Plaintes ou difficultés exprimés par l’enfant ou émanant de sa famille ou de l’entourage (scolaire, extra-scolaire, etc.).
  • Apparus avant l’âge de 12 ans, ayant des répercussions négatives au niveau familiale, sociale et scolaire, observés dans différents environnements (familiale, scolaire, extra-scolaire) et persistants au cours du temps (> 6 mois).
  • À apprécier en tenant compte de l’âge, du stade développemental, du niveau scolaire et du contexte de vie de l’enfant.

ÉVALUATION PAR LE MÉDECIN DE PREMIER RECOURS

  • Entretiens avec l’enfant et ses parents (ATCD médicaux et familiaux, sphère familiale, environnement scolaire, etc.).
  • Examen clinique de l’enfant.
  • Recueil d’informations complémentaires auprès des parents et des enseignants (SNAP-IV, Conners,ADHD-RS, etc.).
  • Recherche des diagnostics associés (comorbidités) ou différentiels.

DANS L’ATTENTE DU DIAGNOSTIC : RÔLE DU MÉDECIN DE PREMIER RECOURS

  • Orienter vers un médecin spécialiste, en cas de suspicion de diagnostic de TDAH.
  • Informer la famille que cette hypothèse diagnostique doit être évaluée et confirmée par un spécialiste du TDAH. C’est ce spécialiste qui proposera la prise en charge la plus adaptée à l’enfant.
  • Accompagner l’enfant et sa famille par des conseils et stratégies pour les aider à gérer les difficultés au quotidien.
  • Expliquer les spécificités du TDAH afin d’aider l’enfant et sa famille à relativiser leur part de responsabilité, les informer de l’existence d’associations de patient.
  • Débuter la prise en charge des comorbidités déjà identifiées.

SUIVI PAR LE MÉDECIN DE PREMIER RECOURS

  • Organiser le suivi en coordination avec le spécialiste et les autres intervenants prenant en charge les comorbidités.
  • Assurer un suivi régulier de l’enfant et de sa famille.
  • Suivre l’évolution des symptômes en fonction des prises en charge et les adapter si besoin.
  • Surveiller l’évolution des symptômes au niveau médical, psychosocial, scolaire et psychologique.
  • Adapter la fréquence du suivi en fonction de la sévérité des symptômes et des comorbidités.

la fiche de synthèse http://www.has-sante.fr/portail/upl...

l’argumentaire scientifique http://www.has-sante.fr/portail/upl...

le texte des recommandations http://www.has-sante.fr/portail/upl...

 
 

 
Le Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) : évolution, révolution, ou régression ?
Quelques réflexions à propos de la création du PAP
 

Suite à la publication au Journal Officiel, en date du 18 novembre 2014, du décret "relatif au suivi et à l’accompagnement pédagogique des élèves" un nouveau mode de prise de décision concernant les élèves porteurs de troubles dys a été créé : le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé). Il se substitue au PPRE, programme pédagogique de réussite éducative.

Cette nouvelle dénomination réalise en fait une véritable révolution dans les pratiques scolaires autour de ces enfants à besoins pédagogiques particuliers, dans la mesure où il ne sera plus possible aux familles de demander un PAI qui reste réservé aux autres pathologies médicales, et où la décision quant à la nature de l’accompagnement de l’élève revient exclusivement à l’équipe enseignante (le conseil de classe). Symboliquement déjà, l’initiative paraît à contre-courant de ce que prônent tous les spécialistes de la question, en tout cas du côté médical, à savoir un renforcement des liens entre l’école et l’équipe soignante, principe qui est une des bases de l’action de Résodys depuis le début de son existence. Ici, le médecin scolaire donne son avis mais ne participe pas à la réflexion sur le contenu pédagogique : dommage ! Certes, voilà qui allègera le travail de nos confrères médecins de l’Education nationale qui, devant l’augmentation des demandes de PAI, étaient de plus en plus débordés et se voyaient contraints de faire des choix de plus en plus cornéliens, une situation qui, en pratique, n’était plus tenable. Certes. Mais au-delà de ce soulagement du médecin, c’est la démédicalisation de la décision d’accompagnement qui est visée, plus ou moins explicitement. L’organisation d’équipes éducatives proprement dites, telles qu’on les connaissait, incluant éventuellement l’orthophoniste ou le médecin de l’enfant, ne sera plus de mise. Seul un PPS, donc une demande auprès de la MDPH, permettra cet échange. Ce qui devrait rapidement aboutir à une inflation de demandes de PPS et à une surcharge des équipes de la MDPH qui vont rapidement crouler sous les demandes, et devoir prendre des mesures pour réduire leur flux. Cette tendance est déjà perceptible au sein des MDPH qui se retranchent de plus en plus souvent dans un rôle de décisionnaires administratifs, prenant de moins en moins souvent en compte le contexte médical dans leurs décisions de compensation. Là aussi, l’élément déclenchant est l’inflation de demandes et l’impossibilité d’y faire face avec les moyens limités qui sont disponibles, mais la conséquence, qui semble satisfaire les édiles dirigeantes plus que les acteurs de terrain, est l’isolement des décisionnaires de tout contexte médical, s’éloignant de plus en plus de la notion de concertation et de multidisciplinarité qui avait caractérisé, jusqu’ici, les remarquables avancées qu’a connues le domaine des troubles d’apprentissage. Il est clair que nous, à Résodys, qui avons fondé toute notre action sur la valorisation et l’approfondissement permanent de ces échanges interprofessionnels ne pouvons qu’être inquiets de cette évolution. Il nous reste à espérer que nos partenaires de toujours, les familles, et leurs représentants, les Associations d’usagers, prennent rapidement la mesure de cette évolution et de ses conséquences potentielles, afin de s’en prémunir au mieux et au plus vite.

Pour en savoir plus :
- la circulaire du 22 janvier 2015 transmise à tous les recteurs pour application immédiate http://www.education.gouv.fr/pid255...
- le document explicatif reprenant la place du PAP à côté des autres dispositifs existants http://cache.media.education.gouv.f...
- les fiches d’accompagnement dys Adaptations et aménagements à mettre en place en fonction des besoins de l’élève http://cache.media.education.gouv.f...

 
 

 
L’apprentissage et ses troubles : l’apport des Neurosciences et de la Neuropsychologie
Module I/ : mise en place terminologique, nosographique et théorique
 

La première session de ce cycle de formations est une introduction générale proposée par trois spécialistes : un neurologue, une orthophoniste et une psychologue, qui posent les bases terminologiques, nosographiques et théoriques indispensables à la compréhension de l’apport majeur des neurosciences et de la neuropsychologie à la question. Les sessions suivantes seront en fait proposées en fonction de la demande émanant des participants eux-mêmes, demande qui émergera progressivement des premières réponses qu’ils auront pu recevoir à leurs questionnements. Elles comporteront systématiquement une partie d’évaluation des pratiques pour satisfaire aux exigences de formation continue des professionnels (DPC). Surtout, elles seront envisagées sur un mode de la pédagogie active, où chaque stagiaire est du début à la fin l’acteur principal de sa propre formation. Ici, pas de recettes. Pas de solutions toutes faites. Seulement la volonté de faire progresser chacun dans sa pratique en fonction de ses besoins et de ses souhaits, mais dans une perspective résolument moderne et multidisciplinaire.

Le samedi 18 avril 2015 Cité des Associations, La Canebière, Marseille

 
 

 
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Conférence-Concert à l’Amphi Toga, Faculté de Médecine
Marseille, le 28 novembre 2014, 18h30, entrée libre
 

Devant le succès remporté par notre Conférence-Concert du 25 mars dernier, la salle de conférence de l’Alcazar étant littéralement bondée, nous avons décidé de réitérer l’expérience : une formule originale, à la fois scientifique et artistique, où les trois principaux thèmes de la conférence, donnée par un spécialiste du cerveau, le Dr Michel Habib, sont entrecoupés d’extraits musicaux proposés par un ensemble musical, l’ensemble Riviera, dont nous avons découvert à cette occasion la richesse du répertoire et la qualité artistique de la prestation. Cette fois-ci, c’est le vaste Amphi Toga, de la Faculté de Médecine, qui accueillera tous les professionnels de santé, enseignants, chercheurs, et les personnels et les étudiants de la Faculté, mais aussi tous les mélomanes et les esprits curieux pour une heure trente de partage à la fois de connaissance scientifique et de plaisir artistique. Décidément, l’art et la science, à Marseille, plus que jamais font bon ménage !

 
 

 
Formation Mélodys Marseille
Marseille, Cité des Associations, les 4 et 5 décembre 2014, 9h-17h30
 

Résodys, en collaboration avec Mélodys et Formadys, organise des formations visant plus particulièrement les rééducateurs et les enseignants, autour du concept proposé par Mélodys d’une rééducation cognitivo-musicale des troubles d’apprentissage. Ces formations comportent toutes 3 volets, variablement représentés au sein d’une même session, un volet théorique présentant les bases neuroscientifiques de la méthode, un volet rééducatif, d’inspiration orthophonique, et un volet pédagogique, destiné à fournir les outils pour enseigner la musique aux personnes souffrant de troubles dys. Les trois concepteurs de la méthode, Alice Dormoy (enseignante et musicienne), Céline Commeiras (orthophoniste) et Michel Habib (neurologue, chercheur) sont les principaux formateurs éventuellement accompagnés d’autres spécialistes des 3 disciplines. plus d’infos : par mail à formadys@resodys.org ou www.melodys.org

 
 

 
LIVRET DES FORMATIONS RESODYS - FORMADYS
 

Devant la progression toujours croissante de la demande de formation, elle‐même proportionnelle à l’importante hausse d’année en année de la part que représentent les troubles d’apprentissage parmi les causes de handicap à l’école, Résodys a ainsi délégué sa fonction de formation à une structure distincte, Formadys, qui est devenue en quelques années le principal organisme de formation spécialisé dans les troubles d’apprentissage. Formadys s’inscrit aujourd’hui dans une démarche d’appropriation des préconisations émises par l’ANESM (Agence Nationale de l’Evaluation de la Qualité des Etablissements et Services Sociaux et Médico‐sociaux) ainsi que par le DPC (Développement Professionnel Continu) afin de dispenser des formations toujours plus diversifiées pour tout un panel de professions spécialisées liées aux troubles des apprentissages. Un effort de conceptualisation tout particulier a été fait, à cet égard, pour rendre accessible à des équipes pluridisciplinaires du médico‐social les connaissances les plus récentes issues de la recherche bio‐médicale.

 
 

 
Information aux familles et aux professionnels
RESODYS étend son action aux troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité
 

La prise en charge du TDAH (environ 5% de la population), en particulier dans sa forme non psychiatrique dite inattentive pure, qui en représente environ la moitié des cas, est en retard flagrant en France par rapport aux autres pays industrialisés, et dans notre région par rap- port à d’autres régions de France. Résodys se propose d’aménager la structure actuelle du réseau des troubles d’apprentissage pour lui permettre de répondre à ce nouveau besoin au niveau régional.

Le fonctionnement de la structure, accolée à l’organisation territoriale du réseau “troubles d’apprentissages”, repose sur la réalisation de bilans spécifiques de l’attention et de la mémoire par les neuro- psychologues libéraux de proximité et la transmission rapide des résultats de ces bilans au médecin qui peut ainsi prendre les décisions thérapeutiques adéquates dans les délais les plus brefs. En outre, Résodys a d’ores et déjà obtenu de la tutelle l’autorisation d’inclure de jeunes adultes, au-delà de la limité d’âge de 18 ans précédemment en vigueur.

La mise en place récente par Résodys d’un corps de médecins-réseau compétents en matière de troubles d’apprentissage fournit l’opportunité idéale pour aborder cette nouvelle problématique au sein du réseau. Ces derniers ont commencé à recevoir une formation spécifique par le biais de notre institut de formation ‘Formadys’. A terme, les médecins réseau devraient être capables de dépister efficacement les troubles d’attention, de juger de leur sévérité, de proposer les explorations complémentaires nécessaires, et les orientations vers les différents autres acteurs du dispositif.

 
 

 
à paraître mai 2014 : La Constellation des Dys. Bases neurologiques de l’apprentissage et de ses troubles
par Michel Habib
 

Les « troubles dys » sont à la fois un problème de société d’une brûlante actualité et une thématique scientifique en pleine effervescence : en une vingtaine d’années, le thème, au début essentiellement psycho-pédagogique, est devenu central en neurosciences et en neuropsychologie.

Cet ouvrage, didactique par essence, fait le point sur l’état des données scientifiques dans ce domaine et insiste sur la nécessité d’une interdisciplinarité (incluant le maître d’école) qui prenne en compte les soubassements neurobiologiques de ces troubles : pour l’enfant en difficulté, il est nécessaire que tous les professionnels qui l’entourent partagent une même connaissance et puissent accéder à une compréhension profonde de cette incapacité à apprendre, dont le caractère biologique et constitutionnel n’est plus à prouver.

Dans ce texte, l’auteur défend en outre l’idée que la recherche et la clinique peuvent faire bon ménage dans cette branche de la médecine et fournit au lecteur les informations les plus actuelles sur le sujet.

L’ouvrage s’adresse aux professionnels en quête d’une connaissance complète et moderne du sujet, mais également aux non-spécialistes qui ont besoin d’en connaître les rudiments scientifiques afin de construire leur propre conception des troubles dys.

 
 

 
5eme Journée Scientifique. 23 Mai 2014.
ATTENTION MODIFICATION DE LIEU : FACULTE DE MEDECINE Secteur TIMONE, 27 Bd Jean Moulin 13005. AMPHI TOGA
 

Les troubles d’apprentissage, qu’il s’agisse des apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, calcul) ou d’autres troubles qui leur sont fréquemment associés (mémoire, attention, langage…) ont fait l’objet ces dernières années, au delà du diagnostic, lui-même souvent délicat et reposant toujours sur une collaboration pluridisciplinaire, d’un effort tout particulier de chacune des disciplines concernées pour mettre en place des solutions thérapeutiques les plus ciblées et les plus efficaces possibles. Parmi ces solutions, il est habituel de distinguer deux versants, indissociables et complémentaires : la rééducation et la compensation. La journée annuelle Résodys/CERTA est cette année consacrée à ce thème majeur, celui du choix de la prise en charge, de la prise de décision qui s’y réfère et du dosage optimal de ces deux différentes options. Pour traiter du sujet, nous avons invité le Dr Alain POUHET, spécialiste nationalement réputé des troubles d’apprentissage et de leur rééducation, et Valérie BARRAY, ergothérapeute, qui, tous deux, réfléchissent de longue date à cette problématique et à ses implications. Nous avons également fait appel aux spécialistes du Centre des Lavandes, dans le 05, qui sont sans doute dans notre région , de par l’ancienneté et la spécialisation de leur structure, les mieux placés pour faire part d’une expérience pluridisciplinaire sur le sujet de la remédiation des « dys ». Enfin, les équipes du CERTA et du SESSAD de Marseille complèteront cette manifestation en rapportant les derniers développements de leurs travaux .

 
 

 
Conférence concert à l’Alcazar, Marseille, 25 mars 2014
Cerveau et Musique : vers une nouvelle science de l’apprentissage
 

Des résultats récents de la recherche neuroscientifique internationale sont en voie de révolutionner nos conceptions sur la façon dont le cerveau en développement perçoit, agit et apprend. Grâce aux méthodes modernes d’investigation du cerveau humain, il a été démontré que l’apprentissage d’un instrument de musique est capable de modifier profondément le fonctionnement de zones particulières de la surface de notre cerveau et la structure même des faisceaux de matière blanche qui unissent entre elles ces différentes zones. Or ces modifications s’avèrent, de façon beaucoup plus prononcée qu’on ne le croyait, bénéfiques pour le développement d’autres fonctions cérébrales telles que le langage, la mémoire, l’attention, et la structuration spatiale et temporelle. Ces nouvelles données pourraient profondément remettre en question les pratiques actuelles tant en matière d’enseignement, de par leurs possibles applications pédagogiques, que de rééducation, en particulier pour les enfants et adolescents qui souffrent de difficultés d’apprentissage.

Grâce à la présence d’un ensemble musical, l’Ensemble Riviera, cette conférence en trois parties sera agrémentée d’intermèdes musicaux illustrant chacun des domaines de recherche abordés : (1) « le cerveau du musicien » ; (2) « musique, émotions et neurones miroirs » ; (3) « la musique et l’apprentissage : le cas de la dyslexie ».

Les intervenants :

  • Michel Habib est neurologue au Centre Hospitalier Universitaire de Marseille, enseignant dans diverses universités françaises et étrangères, auteur de plusieurs ouvrages sur les bases cérébrales des comportements et de l’apprentissage, directeur médical d’une structure de soins et de coordination (« Résodys ») destinée aux enfants et adolescents souffrant de troubles d’apprentissage. Il est membre de l’équipe de recherche du Laboratoire de Neurosciences Cognitives (site Saint-Charles) dirigée par Mme Mireille Besson, où ont été en partie réalisés les travaux dont il sera question dans cette conférence. Il codirige la revue « Développements » et est secrétaire général de la Société Francophone des Troubles d’Apprentissage (SOFTAL).
  • Alice Dormoy : Pianiste et concertiste, professeur de musique, elle a créé la première école de musique régionale destinée aux enfants souffrant de troubles d’apprentissage. Forte de dix ans d’expérience dans ce domaine, elle a développé des outils pédagogiques spécifiquement adaptés aux difficultés que rencontrent ces enfants dans l’apprentissage de la musique. Elle présentera l’ensemble Riviera dont elle fait partie et le répertoire qui a été choisi pour accompagner la conférence.
 
 

 
Formation Dyspraxie samedi 7 décembre
 

A la demande de nombreux praticiens du réseau, nous avons souhaité organiser avant la fin de l’année 2013 une formation consacrée spécifiquement aux différents problèmes afférents aux troubles de la coordination et aux dyspraxies . La date retenue est le :

Samedi 7 Décembre à la Cité des Associations, 93 la Canebière 13001 Marseille , (Salle Phocéa).

Dans l’esprit habituel des formations de Résodys, nous souhaitons favoriser les échanges inter-professionnels et susciter des discussions sur le rôle de chacun d’entre eux, du Médecin jusqu’à l’Enseignant autour de cette problématique très actuelle.

Cette formation étant gratuite, nous vous demandons de bien vouloir confirmer très vite votre présence, le nombre de places étant limité. Inscription par e-mail à coordination@resodys.org. Par ailleurs, et pour la même raison, la formation est ouverte en priorité aux praticiens libéraux du réseau. D’autres formations similaires seront très prochainement mises en place sur ce même thème, en direction en particulier des établissements médico-sociaux.

 
 

 
TDAH chez l’adulte
séminaire organisé par P. Pestre
 

Cette rencontre est destinée faire le point sur un sujet qui a été longtemps négligé en médecine : le TDAH de l’adulte. Les spécificités disagnsotiques, les enjeux psycho-sociaux et les aspects thérapeutiques seront tour à tour enviagés par des spécialistes régionaux et nationaux.

 
 

 
"apprendre la musique aux dyslexiques"
formation destinée aux praticiens et enseignants. 10-11 mai 2013
 

Les recherches neurobiologiques récentes ont montré que l’apprentissage de la musique pouvait avoir un véritable effet thérapeutique sur divers troubles dont souffrent les enfants dyslexiques. Utiliser la musique comme outil de rééducation tout en apprenant un instrument : une technique qui devrait s’imposer comme un complément indispensable à la prise en charge d’une grande partie des enfants « dys ». Cette formation se donne pour objectifs 1°) de fournir les bases théoriques et expérimentales illustrant l’effet de l’apprentissage musical sur le cerveau en général et sur ses dysfonctions éventuelles ; 2°) de décrire les difficultés que rencontrent les dyslexiques dans l’apprentissage de la musique et les moyens à notre disposition pour leur faciliter cet apprentissage ; 3°) de proposer des outils rééducatifs construits à partir de ces connaissances théoriques, et 4°) de décrire et de communiquer les premiers résultats de l’utilisation de ces données et de ces outils chez des enfants dyslexiques sous la forme d’ateliers de « remédiation neuro-musicale » à plusieurs intervenants : orthophoniste, psychologue, neurologue et éducateur.

 
 

 
Réunion de printemps 2013 : Un panorama actuel des troubles d’apprentissage / LES INSCRIPTIONS A CETTE JOURNEE SONT MAINTENANT CLOSES
le 17 mai 2013 Faculté de Médecine Nord Boulevard Pierre Dramard, Marseille 15e
 

Les difficultés que rencontrent un nombre considérable d’enfants, par ailleurs normalement intelligents, dans les acquisitions scolaires primordiales (lecture, orthographe, écriture, calcul) et leurs conséquences persistant à l’âge adulte, forment une entité diagnostique reconnue sous l’appellation de troubles spécifiques d’apprentissage, appellation qui devrait faire son apparition dans le futur DSM-V. Les troubles de l’acquisition du langage, des coordinations et les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, sont des conditions également reconnues dans le DSM-V, et volontiers rapprochées des troubles d’apprentissage, par leur fréquente co-occurrence avec ces derniers. En une quinzaine d’années, la problématique des troubles de l’apprentissage et du langage est ainsi devenue un domaine majeur de la recherche dans diverses disciplines, psychologie cognitive, neurosciences, neuropsychologie, sciences du langage, sciences de l’éducation.... avec la particularité singulière de nécessiter, pour une vision cohérente de ce champ d’étude,
- d’une part une connexion étroite entre les spécialistes de ces troubles et les chercheurs dans les divers domaines du développement cognitif normal,
- d’autre part une approche trans-disciplinaire et donc des échanges réguliers entre praticiens de différentes disciplines, condition incontournable de réelles avancées des connaissances et des pratiques. Aujourd’hui, cette nécessaire transdisciplinarité, de même que la volonté de faire mieux communiquer chercheurs et cliniciens, ont amené un certain nombre de praticiens qui considèrent la recherche scientifique comme cruciale à la qualité de leur pratique, à proposer la création d’une société savante qui soit le lieu privilégié et régulier de cet échange entre praticiens et chercheurs de langue française. En outre, dans ce même esprit d’échanges entre disciplines, les scientifiques devraient y trouver la place d’un autre type de contact, celui, non moins nécessaire, avec l’école et les spécialistes de la pédagogie. C’est donc devant ce constat que vient d’être créée la "Société Francophone des Troubles des Apprentissages et du Langage (SoFTAL)". En partenariat, comme les années précédentes, avec la Revue "Développ-e- ments" et ses éditeurs (Solal-DeBoeck), c’est avec un grand plaisir que les équipes de Résodys et du CERTA s’associent à nouveau pour offrir à cette toute jeune Société Savante le cadre de sa première réunion annuelle, réunion à laquelle de nombreuses personnalités du monde scientifique et clinique ont voulu apporter leur contribution. C’est donc un programme exceptionnelle- ment riche et varié qui nous sera proposé au cours de cette journée, qui se terminera par la création officielle de la SOFTAL et la désignation de son Conseil d’Administration.

 
 

 
3emes Universités d’Eté de Résodys
Marseille, Cité des Associations, 29-30-31 août 2012
 

Pour la troisième année consécutive, Résodys organise, par l’entremise de sa branche formation Formadys, trois jours de formation pratique de neuropsychologie des apprentissages destinée aux psychologues, psychiatres, neurologues, orthophonistes et autres praticiens oeuvrant autour des troubles d’apprentissage. Cette année les trois thèmes retenus sont : 1°) la dyspraxie et les troubles d’acquisition des coordinations ; 2°) les troubles de la mémoire chez l’enfant ; 3°) comorbidités et psychopathologie dans les troubles d’apprentissage. Comme pour les années précédentes, des experts de haut niveau sont chargés de chacune de ces trois journées sont le déroulement privilégie toujours des méthodes pédagogiques modernes basées sur la participation active et l’interaction.

 
 

 
IIIe journée scientifique CERTA/RESODYS
Marseille, 25 mai 2012 : "Les troubles de l’écriture"
 

Parmi les difficultés rencontrées par les enfants souffrant de troubles d’apprentissage, si les troubles de la lecture sont en général au premier plan durant les premières années d’apprentissage, les troubles de l’expression écrite occupent une place de plus en plus importante, en raison d’une meilleure reconnaissance de leur impact sur de nombreux aspects de la vie scolaire, mais aussi par le développement important qu’ont connu, ces dernières années, les indications d’aménagements pédagogiques et d’outils de compensation. Parallèlement, les modes de prise en charge se sont diversifiés, incluant non plus seulement l’orthophoniste, mais également le psychomotricien, l’ergothérapeute, le graphothérapeute. La journée annuelle Résodys/CERTA, est cette année consacrée à cette importante question qui sera traitée de divers points de vue complémentaires, avec en particulier une participation active de notre laboratoire partenaire du CNRS, le Laboratoire de Neurosciences Cognitives . En premier lieu, grâce à la présence de chercheurs régionaux et nationaux dans le domaine de l’acquisition de l’écriture, les données les plus récentes en la matière seront exposées, en particulier du point de vue de la psychologie cognitive et des neurosciences cognitives, où plusieurs équipes dans notre département, tant hospitalières qu’universitaires, se sont spécialisées dans le domaine. Sur ce dernier point, les apports de l’imagerie cérébrale fonctionnelle seront soulignés, de même que les connaissances actuelles sur les liens entre cerveau et écriture. La question des liens entre dysgra-phie et dyspraxie sera en filigrane de plu-sieurs interventions, en particulier celle de l’équipe de Marianne Jover, du Département de psychologie développementale et différentielle d’Aix-en-Provence, dont elle constitue un des sujets d’étude principaux. Nous accueillons également les spécialistes nationaux en psychomotricité (Toulouse) et en ergothérapie (Garches, Annecy), deux spécialités qui sont évidemment en première ligne dans la prise en charge des enfants dysgraphiques. Enfin, nous recevrons Marie-Line Bosse, de l’Université de Grenoble, qui parlera de ses travaux sur l’orthographe et leurs implications pratiques. Une journée riche d’échanges et d’informations en perspective...

 
 

 
Apprendre la musique aux enfants dyslexiques :
des ateliers musicaux à visée thérapeutique
 

Les recherches neurobiologiques récentes ont montré que l’apprentissage de la musique pouvait avoir un véritable effet thérapeutique sur divers troubles dont souffrent les enfants dyslexiques. Utiliser la musique comme complément de la rééducation tout en apprenant un instrument : une technique qui devrait s’imposer comme le nec plus ultra pour la prise en charge d’une grande partie des enfants « dys ».

Se basant sur des recherches réalisées en collaboration avec le CNRS, et en partenariat avec l’Association Mélodys, spécialisée dans l’apprentissage de la musique aux dyslexiques, Résodys met en place des ateliers expérimentaux destinés à fournir un complément aux rééducations en cours sous une forme ludique et utile à l’épanouissement de chacun.

Trois experts reconnus du domaine animeront chacun un des trois ateliers tournants, autour d’un concept unique qui a été élaboré à partir de leur expérience personnelle de l’enseignement et de la rééducation, et en accord avec les conceptions les plus récentes en la matière.

 
 

 
Musique et cerveau : Nouveaux concepts, nouvelles applications . Montpellier, 8 mars 2012
sous la direction de : M. Habib, E. Bigand, V. Brun
 

Les Entretiens de Médecine Physique et de Réadaptation (EMPR) fêtent leur 40ème anniversaire en mars 2012. Aborder le sujet « Musique et cerveau » est une manière festive de marquer l’événement tout en s’inscrivant dans le prolongement des thématiques développées lors des EMPR. L’objectif du colloque, et de l’ouvrage qui y est associé, est de faire le lien entre les disciplines médicales fondamentales telles que la psychologie cognitive et les neurosciences appliquées à la musique d’une part et la rééducation d’autre part. Mais, convaincu de l’intérêt pluridisciplinaire de ce sujet, l’objectif est aussi d’accueillir les musiciens (professionnels ou non) ou simplement les mélomanes pour leurs permettre de mieux comprendre le cerveau musicien. C’est la raison pour laquelle, les orateurs (qui seront aussi des auteurs) ne seront pas uniquement des médecins, des chercheurs en neuropsychologie ou des thérapeutes de terrain mais aussi des musicologues. Ces orateurs ont tous en commun d’être à la pointe de la recherche dans le domaine des liens entre musique et cerveau. Tous les sujets, toutes les questions ne pourront malheureusement pas être abordés en une seule journée. Les sujets retenus apportent un éclairage nouveau sur les connaissances actuelles.

Le professeur Brenno Boccadoro, musicologue de l’université de Genève fera le point sur les controverses de l’époque baroque concernant la mesure mathématique de l’affect en musique (tarentelle comprise). L’année 2012 est l’année Rousseau (tricentenaire de sa naissance) et il paraissait essentiel de faire appel à un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de ce personnage à la fois écrivain, philosophe et musicien . Philippe Lalitte centrera son propos sur les musiques actuelles en parlant des créations musicales d’aujourd’hui. Les thématiques de recherche de ce musicologue du Laboratoire d’Etude de l’Apprentissage et du développement de l’Université de Bourgogne sont l’approche cognitive des formes musicales des XXe et XXIe siècles, la création musicale et les nouvelles technologies ou encore la musique électroacoustique d’Edgar Varèse. Le professeur Bernard Lechevalier, membre de l’Académie Nationale de Médecine, parlera de la représentation interne de la musique et de créativité musicale au cours de la pathologie et cela à propos de quelques grands compositeurs (Ravel, Schumann, Beethoven,...). Les autres communications seront avant tout alimentées par les neurosciences et la neuropsychologie. Emmanuel Bigand, coordonnateur de la journée, est directeur du Laboratoire d’Etude de l’Apprentissage et du développement de l’Université de Bourgogne. Ce laboratoire a engagé un travail sur l’utilisation de la musique pour la rééducation de différentes fonctions cognitives et motrices altérés par des lésions organiques avérées. E. Bigand présentera la synthèse des connaissances actuelles sur le sujet avec un titre ambitieux : le pouvoir de la musique. Barbara Tillmann, du laboratoire Cognition Auditive et Psychoaccoustique du CNRS à Lyon, parlera des amusies congénitales. Si la musique est spécifique aux humains, pour certaines personnes le rythme, la mélodie, les accords n’ont aucun sens. Il n’y a pourtant chez ces personnes aucune atteinte du langage, ce qui suggère qu’il y a dans le cerveau une région propre à la perception musicale. Mireille Besson de l’Institut des Neurosciences Cognitives de la Méditerranée à Marseille, abordera le sujet des liens entre langage et musique. Elle présentera une réflexion autour de la plasticité cérébrale avec comme perspective prometteuse la notion selon laquelle la pédagogie musicale pourrait posséder des vertus rééducatives pour des enfants atteints de troubles développementaux du langage. Hervé Platel, du laboratoire de neuropsychologie cognitive de Caen, s’attachera à l’exploration de la mémoire musicale au travers de l’imagerie fonctionnelle avec ses implications dans la maladie d’Alzheimer. Michel Habib, coordonnateur de la journée, fera le lien avec la danse à travers l’exemple du tango et détaillera le rôle des neurones miroirs. Simone Dalla Bella du laboratoire ’Mouv to Health’ à Montpellier quant à lui s’attachera à démontrer l’apport de la musique pour la rééducation motrice. Et pour essayer, d’une certaine manière, de faire vivre les réflexions de la journée, un concert avec l’ensemble Europa Galante dirigé par Fabio Biondi clôturera le colloque avec un programme autour de deux formes musicales issues de pratiques populaires que sont la Folia et la Tarentelle.

L’inscription au colloque « Musique et cerveau » du 8 mars 2012 au Corum palais des congrès de Montpellier inclut 3 éléments : l’accès à la salle de conférences pour la journée, la remise du livre publié à l’occasion du colloque et le concert Europa Galante.

 
 

 
Visite de Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’état aux solidarités
 

La Ministre est venue à Marseille le vendredi 7 octobre 2011 pour s’informer sur les dispositifs mis en place dans notre région dans la prise en charge des dys. Elle a fait état de cette visite le lendemain, à la journée nationale des DYS à Paris, dans son discours d’introduction : un coup de chapeau à l’action de Résodys (voir à 2mn58 et suivantes).

discours de M-A Montchamp IMG/flv/marianne_montchamp_journee_des_dys_2011.flv
 
 

 
Reconduction du DU Troubles des apprentissages
 

Reconduction pour la prochaine année universitaire du DU "Approche neurologique, cognitive et linguistique des troubles de l’apprentissage".

Pour vous pré inscrire, merci d’adresser un CV à : coordination@resodys.org

Renseignements :

coordination@resodys.org

ou Faculté de Médecine de Marseille http://www.timone.univ-mrs.fr/medecine/

Rubrique "Inscriptions", puis "D.U".

 
 

 
2eme journée scientifique du CERTA
« Neuropsychologie des troubles de l’attention » VENDREDI 13 mai 2011 Faculté de Médecine NORD
 

Les troubles de l’attention représentent à la fois l’une des questions les plus complexes et les plus méconnues au sein des troubles d’apprentissage de l’enfant. En effet, quoi de plus banal qu’un élève qui « ne fait pas attention » en classe, qu’un enfant « distrait » ou encore un adolescent qui a « des difficultés à se concentrer » ? Or derrière cette banalité apparente se cachent des mécanismes complexes qui commencent à être mieux connus, tant du point de vue de leurs bases neurobiologiques que de leurs implications pour les apprentissages comme pour la vie quotidienne. La neuropsychologie offre aujourd’hui une analyse précise de ces troubles, grâce à des outils de plus en plus performants et permet aux autres interve-nants, psychiatres, neurologues, rééducateurs, psychologues, enseignants spécialisés d’adapter leur prise en charge à la réalité de la dysfonction neurocognitive sous-jacente, qu’elle soit d’origine lésionnelle ou non, en évitant de verser dans la facilité de considérer l’enfant comme paresseux, peu motivé ou encore inintelligent. A l’inverse, grâce aux outils de la neuropsychologie, il est aujourd’hui possible de diagnostiquer un trouble de l’attention sans hyperactivité, une condition beaucoup plus fréquente qu’on ne le pensait jusqu’ici. Enfin, la neuropsychologie de l’apprentissage de la lecture a, elle aussi, connu d’impressionnantes avancées par l’introduction de modèles des liens entre lecture et attention. C’est donc dans cette perspective résolument moderne que se place cette journée avec pour objectif d’éclairer à lumière de la neuropsychologie et des neurosciences un facteur majeur des difficultés d’apprentissage chez l’enfant et l’adolescent.

Par un malencontreux concours de circonstances, la 2eme journée scientifique du CERTA a été programmée le même jour que la journée nationale de Pédiatrie qui a lieu cette année à Marseille. Toutes nos excuses à ceux que cette coïncidence empêche d’assister aux deux réunions.

 
 

 
L’ouverture de dix places de « SESSAD-Dyslexie » à Marseille : une avancée notable, un enjeu indéniable
 

Au premier septembre 2008 a ouvert à Marseille le dispositif proposé par Résodys : un service de 10 places (dans un premier temps) réservées à des dyslexiques sévères, en majorité bénéficiant déjà d’une scolarité spéciale dans des classes de l’Education nationale (CLIS-Dys et UPI-Dys). Rappelons que Résodys est associé depuis maintenant deux ans officiellement au fonctionnement de ces classes pilotes, voulues par le Recteur de l’Académie d’Aix-Marseille, Monsieur J.P. de Gaudemar, comme une alternative à la scolarité ordinaire, tout en respectant l’intégration des enfants dans leur établissement d’accueil. Le rôle du SESSAD sera de contribuer à la rééducation et à l’accompagnement de ces enfants, un rôle tout-à-fait complémentaire de celui déjà exercé par les Unités de Bilans, principalement dévolues à la réalisation de bilans pluridisciplinaires. Par là même, Résodys renforce à présent sa vocation de contribuer à la prise en charge des formes les plus sévères de troubles d’apprentissage, génératrices de handicaps lourds (par opposition à l’ensemble des cas moins handicapants qui, heureusement, constituent la grande majorité des enfants souffrant de ces troubles).

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Dyslexie et troubles apparentés : la rencontre des disciplines
 
Le 10 octobre 2008, date symbolique retenue pour la deuxième année consécutive pour la journée nationale des ’dys’, Résodys se propose d’organiser à Marseille, en collaboration avec le Conseil Général des Bouches du Rhône, une équipe médicale lyonnaise et deux équipes partenaires du secteur médico-social, une réunion consacrée aux rôle respectif des différents acteurs, ceux du domaine scolaire, ceux du domaine sanitaire et ceux du domaine médico-social. [1] L’objectif de cette réunion est de donner la parole (...)
 
 
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L'actualité en bref
  • Télécharger le rapport INSERM
    "Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques" Une base complète et moderne pour comprendre la nature des troubles spécifiques d’apprentissage. Une référence pour les praticiens et les chercheurs dans le (...)
 
 
 
 
 
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