Réseau régional
Troubles du langage et déficits d'apprentissage

Août 2007 : La"culture Résodys" : les trois piliers d’une efficacité reconnue

"Le beaucoup savoir apporte l’occasion de plus douter", écrivait Montaigne, une maxime qui s’applique à merveille aux questions concernant la dyslexie et les troubles d’apprentissage. Et l’année qui vient de s’écouler a rajouté encore son lot de nouvelles connaissances, débouchant sur plus de compréhension mais aussi plus d’interrogations sur un sujet à ce point complexe qu’il continue à alimenter des débats, parfois animés. Durant cette année 2006, Résodys a continué à occuper, sur le plan régional, une place prépondérante et incontestée à l’interface entre ces débats théoriques et la prise en charge au quotidien des enfants et de leurs familles, en promouvant une « culture neuropsychologique », premier pilier de son action, aujourd’hui adoptée par la majorité des acteurs régionaux intervenant dans le domaine des troubles d’apprentissage, y compris dans le milieu enseignant. A cet égard, Résodys a connu en 2006 une étape importante de son développement dans la signature d’une convention avec le Rectorat d’Aix-Marseille, matérialisant sa capacité d’ouverture sur le monde de l’Ecole. En outre, lieu privilégié de diffusion de cette culture neuropsychologique, la formation diplômante (D.U.) organisée conjointement par Résodys et la Faculté de Médecine, a continué encore cette année à connaître un succès qui ne se dément pas d’année en année depuis 2002.
Mais ici plus peut-être qu’ailleurs, la matière, dans sa complexité, rend également nécessaire un second pilier, l’interdisciplinarité, seule garante de la cohérence des réponses données face à un enfant et sa famille en détresse. L’expérience des Unités de Bilans pour troubles d’apprentissage, fermement appuyée sur ce principe d’interdisciplinarité, a, comme nous le lirons dans le rapport d’activité 2006, fait ses preuves comme un dispositif à la fois plausible et efficace. Rechercher toujours plus de communication, faciliter les échanges et promouvoir l’écoute entre les différents acteurs oeuvrant autour de l’enfant dyslexique sont des préoccupations récurrentes qui animent et animeront encore nos équipes.
L’interdisciplinarité n’a cependant été possible que grâce à un troisième pilier, lui-même dicté par l’approche scientifique qui caractérise Résodys : la démarche d’amélioration continue de la qualité que Résodys a affichée, dès le début, comme un outil majeur de son action, indissociable de la notion d’évaluation dans laquelle nous nous sommes pleinement investis durant ces années. 2006 a été une année d’évaluation, avec tout ce que cela comporte d’efforts parfois austères demandés à l’ensemble de nos collaborateurs. Mais notre conviction est que, dans ce domaine tout particulièrement, il ne peut y avoir de réelle amélioration de la qualité sans la médiation conjointe d’une démarche scientifique et d’une référence permanente aux avancées des connaissances.
Ainsi, c’est grâce à ces trois piliers que l’action de Résodys a, cette année encore, été validée par nos financeurs, puisque ceux-ci ont décidé de continuer et même d’élargir le dispositif à 430 nouveaux patients d’ici 2008. Grâce aussi et surtout à la persévérance et à la compétence de tous les acteurs impliqués, professionnels, coordinatrices, et bénévoles, qui conjuguent leurs efforts, quotidiennement, pour faire en sorte que les enfants sévèrement dyslexiques puissent bénéficier au mieux du dispositif du réseau. Finalement, et au-delà de ces quelque 500 enfants, c’est bien plus de personnes, enfants, adultes, parents, enseignants, et praticiens, qui auront pu voir, au contact de nos collaborateurs, un progrès, les uns dans leur pratique, les autres dans leur vie quotidienne.