Réseau régional
Troubles du langage et déficits d'apprentissage

argumentaire de la journée

Les troubles de l’attention, avec ou sans hyperactivité caractérisée, sont très fréquemment associés aux divers types de troubles d’apprentissage, dont ils constituent un facteur important du pronostic. On a longtemps cru qu’un enfant qui n’apprend pas bien à lire, par exemple, ne peut fixer longtemps son attention soit parce qu’il n’est pas motivé par la confrontation répétée avec des tâches difficiles pour lui, soit plus simplement parce qu’il est "paresseux" et préfère se laisser divertir par la moindre stimulation potentiellement intéressante de son environnement. En fait, on sait maintenant qu’il n’en est rien : les troubles de l’attention sont bel et bien liés à une dysfonction de certains systèmes cérébraux, impliqués aussi dans d’autres secteurs du raisonnement et du comportement, ce qui explique leur association fréquente avec divers syndromes développementaux. A côté de thérapeutiques médicamenteuses, dont l’utilisation, à présent bien codifiée, apporte d’incontestables améliorations, il s’avère que certains exercices, pratiqués de façon répétée et quotidienne, selon des règles très strictes, sont capables d’entraîner des améliorations spectaculaires des capacités attentionnelles de ces enfants, et, par là-même de leurs difficultés d’apprentissage scolaire. Une étude effectuée au sein d’une équipe du CNRS à Marseille vient de démontrer que cette amélioration traduit une modification durable de l’activité cérébrale dans certaines zones sensibles du cerveau.