Réseau régional
Troubles du langage et déficits d'apprentissage

Voeux du Président pour 2013

Traditionnellement, le début de l’année est l’occasion de faire un retour sur l’année écoulée et d’imaginer les perspectives pour l’année qui commence.
Pour Résodys, qui a fêté comme il se doit, en juin dernier, son dixième anniversaire, cette année 2013 s’annonce comme l’année de toutes les incertitudes, mais également comme celle qui devrait voir se dessiner ce que sera l’avenir de notre structure pour la décennie à venir. Après 10 ans, en effet, de bons et loyaux services en tant qu’intermédiaire principal entre les pouvoirs publics, les professionnels de santé, et les patients souffrant de troubles DYS et leur famille, en dépit des éloges répétés des ministres successifs en charge de la santé et du handicap, et malgré une gestion irréprochable grâce à l’excellence du travail de tous ses salariés, l’avenir de Résodys n’est toujours pas assuré. La part de notre budget consacrée aux dérogations tarifaires (actes de psychomotricité et de neuropsychologie, en particulier), pourtant unanimement reconnues comme indispensables, fond comme neige au soleil, faisant planer le spectre de la dégradation de la qualité des soins spécialisés indispensables aux plus sévèrement touchés parmi les troubles DYS, et celui, non moins redoutable du creusement de l’inégalité d’accès à ces mêmes soins aux dépens des plus démunis.
Face à cette inquiétante situation, notre devoir est d’alerter nos tutelles sur le danger que représenterait, pour toute une partie de la population de notre région, toute décision administrative qui pourrait compromettre la pérennité de notre action, et, par voie de conséquence, sur la nécessité d’explorer toutes les pistes institutionnelles, en particulier médico-sociales, possibles pour assurer à notre structure un statut qui la mette définitivement à l’abri de la cessation pure et simple d’activité, cessation qui sonnerait comme un véritable déni de la souffrance de milliers d’individus qui ont besoin de l’expertise de notre dispositif, tant en termes de compétence technique que de connaissance, ô combien indispensable, des réalités du terrain de proximité.
Nous espérons vivement, mais sereinement, être pleinement entendus par une administration dont nous mesurons bien la difficulté de la tâche, dès lors qu’il s’agit de répartir le plus équitablement possible des moyens quantitativement en régression. Mais nous savons également que nous pouvons compter sur l’aide de tous les utilisateurs de nos dispositifs spécialisés, qu’il s’agisse des usagers ou des professionnels, de la santé ou de l’éducation, ou encore de leurs organismes représentatifs respectifs. C’est en leur nom que nous faisons entendre aujourd’hui notre voix, et c’est pour le bénéfice de chacun d’eux que nous continuerons à la faire entendre.
S’il est donc un vœu que je formulerais en priorité en ce début d’année, ce sera bien celui de trouver enfin, tous ensemble, une solution durable qui soit à la hauteur des efforts qui ont été consentis, de toutes parts, en faveur des enfants souffrant de troubles DYS, pour que l’action de Résodys puisse contribuer à améliorer encore la qualité de leur repérage, la précision du diagnostic et l’efficacité des remédiations.