Edito

voeux du Président pour 2014

Chers Collègues, Chers Amis, Chers Internautes

Permettez-moi tout d’abord, en ce début d’année, de vous adresser tous mes vœux de santé, de réussite, et d’épanouissement personnel et professionnel durant cette année 2014. Le financement de Résodys a été, a priori, renouvelé pour encore deux années, ce qui prouve, après douze années de fonctionnement, la reconnaissance par nos tutelles du bien fondé et de l’efficacité du dispositif de notre réseau, seule structure disponible dans la région capable d’orienter, sélectionner et évaluer toutes les situations qu’elles soient scolaires, médicales ou sociales auxquelles sont confrontées les personnes souffrant de troubles d’apprentissage et leur famille. C’est dire aussi que l’effort permanent de nos équipes, au delà de la qualité du soin et de l’accompagnement, de s’astreindre à une rigueur quasi-administrative, condition incontournable pour permettre à nos tutelles d’évaluer objectivement notre fonctionnement, a une fois de plus été récompensé. Pour autant, Résodys ne s’est pas contenté d’appliquer une recette qui s’est avérée gagnante : il a fallu s’adapter. Cette adaptation, qui a été durant ces années le maître-mot de notre évolution, nous a amenés à modifier parfois radicalement nos objectifs et nos moyens pour nous aligner au mieux sur la politique régionale de santé, dont les arcanes sont, il faut le dire, pas toujours simples à déchiffrer pour le commun des mortels. Pour autant, également, nous avons bien conscience que notre action ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan des besoins que nous avons maintes et maintes fois rappelés à nos interlocuteurs : sélectionner, comme on le demande à Résodys, parmi les cas qui nous sont adressés ceux qui pourront bénéficier d’une prise en charge gratuite et ceux qui devront se débrouiller par leurs propres moyens, est une tâche non seulement ingrate, mais un leurre qui pourrait laisser penser que l’on a résolu un problème de santé publique, alors que ce n’est pas le cas.

La question clé, pour 2014, sera donc de connaître la position des pouvoirs publics en termes de priorité donnée à la question des troubles d’apprentissage. Nous avons vu comment le plan autisme avait permis à notre région de développer d’intéressantes initiatives, tant dans le domaine du sanitaire que du médico-social. Notre position, et je pense que nous sommes suivis en cela par les associations de familles — dont je voudrais au passage saluer l’excellence des actions et de l’engagement, tant au niveau national que régional — est la suivante : sans attendre un improbable nouveau plan national pour les troubles d’apprentissage, il devrait être possible, et en tout cas souhaitable, de réunir tous les interlocuteurs régionaux sur le sujet autour d’une table pour décider ensemble d’une politique de santé afférente aux troubles d’apprentissage. Une telle « conférence régionale des dys », que nous appelons de nos vœux, aurait vocation à décider collégialement de l’affectation des moyens, ce qui aurait en outre la vertu d’afficher l’effort que les pouvoirs publics sont réellement prêts à consentir en faveur de cette problématique. Nous sommes dès lors confiants qu’une telle initiative permettrait d’avancer significativement vers une meilleure répartition des moyens entre le sanitaire, hospitalier et extra-hospitalier, et le médico-social, seule voie, à notre avis, qui pourrait nous permettre de sortir de l’ornière où nous nous trouvons, entre l’augmentation galopante de la demande, et la stagnation voire la restriction des moyens. Nous avons bien entendu largement entamé cette réflexion au sein de Résodys, et, en étroite collaboration avec les associations d’usagers, avons des propositions à formuler. Résodys se porte en tout cas tout naturellement volontaire pour organiser cette conférence au cours de l’année 2014, dont nous souhaitons qu’elle soit une année de discussions sereines et de concrétisations effectives.

Pour le Conseil d’Administration de Résodys Michel HABIB, Président en exercice.